Europe centrale, Vendéliques, Statère
Ier siècle av. JC - Type "Rolltier" - Or
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Torque serpentiforme avec un tête stylisée composée d'un œil large en creux et d'un nez allongé et bouleté à l'extrémité. Le dos est fait de vertèbres apparentes et élongées et une queue se terminant en crochet. A l'intérieur, trois motifs formé en des segments verticaux et portant des petits croissants à chaque extrémités et au centre une petite ellipse.
Torque ouvert entourant trois globules large disposés en triangle et fermé entre les extrémités par deux globules. A l'intérieur, entre deux globules, trois petit disposés en triangle, et entre deux autres, un T. Au-dessus du T, une fleur, un trèfle ou une étoile composée d'un petit globule et quatre croissants tournés vers l'extérieur, flanquée de deux petits points. L'anneau du torque est orné de deux motifs espacés face au T et au triangle de globules.
Statère de la plus haute rareté. Nommé "Rolltier" pour ce torque serpentiforme au droit, ce statère à la particularité rarissime de porter des motifs d'abord à l'intérieur le serpent, mais également dans le torque au revers autour des globules. Ces séries de statère en forme de coupe, appelés "regenbogenschlüsselchen" en référence à la croyance de la présence d'une coupe pleine d'or au pied des arcs-en-ciel, est généralement dénommée plus simplement en "rolltier" pour "animal enroulé" en référence au serpent. Étant habituellement retrouvés avec seulement le motif simple de globules disposés dans le torque du revers, on retrouve ici des motifs rarissime, largement plus élaboré, avec bien plus de détails qu'à l'accoutumée, et qui semblent être inconnu pour le reste de la série, en particulier le T et le motif de fleur/d'étoile. Des particularités faisant que seulement quelques exemplaires ne sont connus à ce jour : si un même exemplaire a été vu dans les ventes de ces dernières années par deux fois (Morton & Eden, Auction 86, 24/05/17, lot 1 (10 000 GBP) & The Bru Sale, Auction 3, 06/05/11 (14 000€)), seuls deux autres exemplaires semblent être connu dans les collections publiques françaises, l'un à Lyon, et l'autre au Cabinet des Médailles de la Bibliothèque Nationale de France, n° 9422A. Ainsi, c'est possiblement le quatrième exemplaire de ce type rarissime de la série "Rolltier", correspondant au nombre d'exemplaires mentionné par Wendling, bien qu'il ne soit pas exclu qu'il s'agisse d'un nouvel exemplaire n'étant pas connu et n'ayant pas été référencé dans les ouvrages spécialisés jusqu'à ce jour. Ces types sont attribués à la tribu celte des Vendéliques (Vindelici), dont le territoire s'étendait principalement entre le nord-est de la Suisse et en Allemagne, dans le sud-est de la Bade, le sud du Wurtemberg et de la Bavière, et daté du Ier siècle av. n. ère, bien qu'une datation reculant jusqu'à la première moitié du IIème siècle av. n. ère puisse être possible. Peu connus avant sa conquête romaine, les Vendéliques et leur territoire est conquis par Tibère et Drusus I à la fin du Ier siècle av. n. ère, vers 15 av. J.-C., avec la création de la province de la Rhétie. Pour références, voir : E. Wendling, Euroatlas des monnaies celtes, pl. 240, 4690-93 ; Lambert, p. 78 and pl. 4, no. 19 = Brenet & Scheers 1183 (same dies as Lyon) ; E. Muret, Catalogue des monnaies gauloises de la Bibliothèque nationale, n° 9422 A (same dies).
7.31 gr
De l’or
Si de nos jours l’or s’est fait un nom en tant que roi des métaux précieux, ce ne fut pas toujours le cas. En effet, par exemple, dans la Grèce antique, le bronze de Corinthe lui était largement considéré comme supérieur. Pourtant, avec le temps, il a su s’imposer comme le prince de la monnaie même s’il se dispute fréquemment la première place avec l’argent au titre d’étalon.
Pourtant, d’autres métaux semblent bien plus précieux que cette paire, comme le rhodium ou le platine. Certes. Mais si le minerai n’est pas assez disponible, comment fabriquer des monnaies en quantité suffisante ? Il s’agit donc là d’un équilibre subtil à trouver entre rareté et disponibilité.
Mais il y a mieux, l’or est non seulement quasiment inaltérable, quelles que soient les conditions de stockage (et le fond des poches n’est pas le plus précieux des écrins) mais également malléable (les coins et les graveurs le remercient).
Voici donc le cocktail idéal pour battre monnaie sans tarder, et on ne s’en est pas privé !
Son nom vient du latin aurum et son symbole chimique est Au. Son origine est probablement extra-terrestre, il s’agirait en effet de poussière d’étoiles dégagée suite à une collision violente entre deux étoiles à neutrons. Non seulement précieux, mais également poète…
Les premières monnaies en or furent frappées par les rois Lydiens, probablement entre le VIIIème et le VIème siècle av. J.-C.. Si de nos jours les seules frappes en or sont celles de monnaies d’investissement (monnaies lingots) ou en tant que séries limitées à destination des collectionneurs, ce ne fut pas toujours le cas. Et l’or circula longuement de mains en mains et d’époque en époque, des gisements aurifères antiques du fleuve Pactole aux premières années du XXème siècle.
En tant que métal précieux, au même titre que l’argent, l’or est utilisé pour la frappe de monnaies à valeur intrinsèque, c'est-à-dire dont la valeur est constituée par le métal dont elles sont faites. Même si, de nos jours, la valeur pour le collectionneur dépasse fréquemment largement celle du métal…
Il est à noter qu’on adjoint fréquemment à l’or, au naturel trop malléable, de petites quantités de métaux autres qui viennent le durcir.
Le titre (ou aloi) au millième d’une monnaie vous indiquera la proportion exacte (en pour mille) d’or entrant dans sa composition. On parle ainsi par exemple d’or à 999‰, soit 999 parts d’or pour 1 part d’autres métaux. Cette mesure est importante pour les monnaies d’investissement comme les bullions. En France, jusqu’en 1995, cette mesure s’énonçait en carat.
Une qualité "TTB+"
Car en numismatique, l’état de conservation d’un article se doit d’être soigneusement évalué avant d’être proposé au collectionneur avisé à l'œil aiguisé.
Et au-delà de ce sigle de prime abord obscur, en trois mots, l’état de conservation est ici clairement énoncé :
Très Très Beau
Ce qui signifie - plus prosaïquement - que la pièce de monnaie a bien circulé de mains en mains et de poches en poches, mais que l’impact sur son usure reste limité : type et légendes sont parfaitement lisibles et le relief de la gravure est quant à lui clairement visible. A l'œil nu, on peut constater des traces de rayures ou de chocs.
Mais pourquoi ce plus accolé à cette double beauté nous direz-vous ?
Ce petit “plus” indique qu’il s’en est fallu de peu pour que l’article de collection ici présent n’accède à un rang supérieur de qualité lors de l’évaluation réalisée par nos experts. Un Très Très Bel article quasiment SUPerbe, donc…
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