Aulerques Cenomans, Statère, 2ème siècle av. JC
Or - TTB+ - Delestrée:2150
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Statère attribué aux Aulerques Cenomans (région du Mans, France), issu de la série dite "au personnage aptère aux deux armes". Delestrée, Classe IV, 2150 (pl. VII); Latour 6852 (pl.
XXIII); De Jersey 1994, p. 60, fig. 23, IV; Scheers, Lyon, 930.
Profil à droite d'origine apollinienne, la chevelure formée par une sorte de bandeau (rappelant une couronne de laurier) faite de deux rangées de mèches rectangulaires et striées ; au-dessus et à l'arrière, un chignon et des mèches flammées ; encerclant le visage, une rangée de mèches en forme de croissants. A l'emplacement des oreilles, deux traits horizontaux et parallèles, issus de deux mèches, s'achèvent sur la joue par un ornement formé de trois globules disposés en triangle. Devant le front, une grosse mèche en S.
Cheval androcéphale ailé galopant à droite, conduit par un aurige très stylisé, tenant les rênes d'une main et de l'autre, une lanière passant au-dessus de la tête du cheval et se terminant devant par un carré divisé par un X avec une perle centrale, semblable à un vexilium. Sous la queue du cheval, roue à quatre rayon. Dessous, personnage allongé à droite, aptère, tenant dans une main un poignard courbe et dans l'autre une lance.
Statère provenant de la série "au personnage aptère aux deux armes", attribué à la tribu des Aulerques Cenomans, de la région du Mans. Avec un flan assez large pour accueillir l'entièreté du portrait ainsi qu'une grande partie du type du revers, cet exemplaire est d'excellente qualité et très bien conservé. La gravure très précise du portrait permet de repérer de manière aisée les différents détails qui le composent, en particulier la différence entre les deux rangées de mèches du "bandeau" et la rangée de celles en croissant. De même, les mèches flamées sont saisissantes. On note un contraste dans le style avec le revers, bien plus révélateur de l'origine celtique. Nous notons une rayure très légère sur l'aile du cheval au revers, dont le type est quasiment complet (la lance n'est pas visible et le vexilium est coupé), et le tout est bien conservé malgré une légère usure de circulation globale. Delestrée, Classe IV, 2150 (pl. VII); Latour 6852 (pl. XXIII) ; De Jersey 1994, p. 60, fig. 23, IV ; Scheers, Lyon, 930.
7.17 gr
De l’or
Si de nos jours l’or s’est fait un nom en tant que roi des métaux précieux, ce ne fut pas toujours le cas. En effet, par exemple, dans la Grèce antique, le bronze de Corinthe lui était largement considéré comme supérieur. Pourtant, avec le temps, il a su s’imposer comme le prince de la monnaie même s’il se dispute fréquemment la première place avec l’argent au titre d’étalon.
Pourtant, d’autres métaux semblent bien plus précieux que cette paire, comme le rhodium ou le platine. Certes. Mais si le minerai n’est pas assez disponible, comment fabriquer des monnaies en quantité suffisante ? Il s’agit donc là d’un équilibre subtil à trouver entre rareté et disponibilité.
Mais il y a mieux, l’or est non seulement quasiment inaltérable, quelles que soient les conditions de stockage (et le fond des poches n’est pas le plus précieux des écrins) mais également malléable (les coins et les graveurs le remercient).
Voici donc le cocktail idéal pour battre monnaie sans tarder, et on ne s’en est pas privé !
Son nom vient du latin aurum et son symbole chimique est Au. Son origine est probablement extra-terrestre, il s’agirait en effet de poussière d’étoiles dégagée suite à une collision violente entre deux étoiles à neutrons. Non seulement précieux, mais également poète…
Les premières monnaies en or furent frappées par les rois Lydiens, probablement entre le VIIIème et le VIème siècle av. J.-C.. Si de nos jours les seules frappes en or sont celles de monnaies d’investissement (monnaies lingots) ou en tant que séries limitées à destination des collectionneurs, ce ne fut pas toujours le cas. Et l’or circula longuement de mains en mains et d’époque en époque, des gisements aurifères antiques du fleuve Pactole aux premières années du XXème siècle.
En tant que métal précieux, au même titre que l’argent, l’or est utilisé pour la frappe de monnaies à valeur intrinsèque, c'est-à-dire dont la valeur est constituée par le métal dont elles sont faites. Même si, de nos jours, la valeur pour le collectionneur dépasse fréquemment largement celle du métal…
Il est à noter qu’on adjoint fréquemment à l’or, au naturel trop malléable, de petites quantités de métaux autres qui viennent le durcir.
Le titre (ou aloi) au millième d’une monnaie vous indiquera la proportion exacte (en pour mille) d’or entrant dans sa composition. On parle ainsi par exemple d’or à 999‰, soit 999 parts d’or pour 1 part d’autres métaux. Cette mesure est importante pour les monnaies d’investissement comme les bullions. En France, jusqu’en 1995, cette mesure s’énonçait en carat.
Une qualité "TTB+"
Car en numismatique, l’état de conservation d’un article se doit d’être soigneusement évalué avant d’être proposé au collectionneur avisé à l'œil aiguisé.
Et au-delà de ce sigle de prime abord obscur, en trois mots, l’état de conservation est ici clairement énoncé :
Très Très Beau
Ce qui signifie - plus prosaïquement - que la pièce de monnaie a bien circulé de mains en mains et de poches en poches, mais que l’impact sur son usure reste limité : type et légendes sont parfaitement lisibles et le relief de la gravure est quant à lui clairement visible. A l'œil nu, on peut constater des traces de rayures ou de chocs.
Mais pourquoi ce plus accolé à cette double beauté nous direz-vous ?
Ce petit “plus” indique qu’il s’en est fallu de peu pour que l’article de collection ici présent n’accède à un rang supérieur de qualité lors de l’évaluation réalisée par nos experts. Un Très Très Bel article quasiment SUPerbe, donc…
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