Magnentius, Solidus, 350-351
Arles - Très rare - Or - SUP+ - RIC:132
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Buste de Magnence, tête nue, drapé, cuirassé, à droite.
Victoire, ailée, drapée, debout à droite, tenant une palme sur l'épaule gauche, et Libertas, drapée, debout à gauche, tenant un sceptre transversal dans la main gauche ; entre elles, une hampe simple supportant un trophée.
Splendide exemplaire d'un Solidus de Magnence, empereur au règne très court (350-353). Cette monnaie, frappée à Arles, dans le sud de la France, représente les allégories de la Victoire et de la Liberté, mettant ainsi en avant une position de l'empereur en tant que libérateur du peuple romain, un élément aussi mis en avant par la légende. L'association du portrait de Magnence avec la légende de droit est par ailleurs rarissime pour les monnayages de cette période : commençant par "IM" et le nom de l'empereur ici, elle dénote complètement des autres légendes commencées presque systématiquement par "D N" suivi du non de l'empereur à cette période. Cela rappelle les monnaies romaines des périodes antérieures commençant exclusivement par "IMP", à traduire par "Imperator". Un cas qui est donc très exceptionnel, pour un exemplaire extrêmement bien conservé, dont on note encore quelques traces du brillant de frappe autour des reliefs. On perçoit plusieurs cassures de coin, dans les lettres des légendes, dans les champs au droit comme au revers, et sur le portrait, montrant que cette monnaie a été frappé avec des matrices de coins très usées par la frappe.
IM CAE MAGN-ENTIVS AVG
VICTORIA AVG LIB ROMANOR // PAR
4.34 gr
De l’or
Si de nos jours l’or s’est fait un nom en tant que roi des métaux précieux, ce ne fut pas toujours le cas. En effet, par exemple, dans la Grèce antique, le bronze de Corinthe lui était largement considéré comme supérieur. Pourtant, avec le temps, il a su s’imposer comme le prince de la monnaie même s’il se dispute fréquemment la première place avec l’argent au titre d’étalon.
Pourtant, d’autres métaux semblent bien plus précieux que cette paire, comme le rhodium ou le platine. Certes. Mais si le minerai n’est pas assez disponible, comment fabriquer des monnaies en quantité suffisante ? Il s’agit donc là d’un équilibre subtil à trouver entre rareté et disponibilité.
Mais il y a mieux, l’or est non seulement quasiment inaltérable, quelles que soient les conditions de stockage (et le fond des poches n’est pas le plus précieux des écrins) mais également malléable (les coins et les graveurs le remercient).
Voici donc le cocktail idéal pour battre monnaie sans tarder, et on ne s’en est pas privé !
Son nom vient du latin aurum et son symbole chimique est Au. Son origine est probablement extra-terrestre, il s’agirait en effet de poussière d’étoiles dégagée suite à une collision violente entre deux étoiles à neutrons. Non seulement précieux, mais également poète…
Les premières monnaies en or furent frappées par les rois Lydiens, probablement entre le VIIIème et le VIème siècle av. J.-C.. Si de nos jours les seules frappes en or sont celles de monnaies d’investissement (monnaies lingots) ou en tant que séries limitées à destination des collectionneurs, ce ne fut pas toujours le cas. Et l’or circula longuement de mains en mains et d’époque en époque, des gisements aurifères antiques du fleuve Pactole aux premières années du XXème siècle.
En tant que métal précieux, au même titre que l’argent, l’or est utilisé pour la frappe de monnaies à valeur intrinsèque, c'est-à-dire dont la valeur est constituée par le métal dont elles sont faites. Même si, de nos jours, la valeur pour le collectionneur dépasse fréquemment largement celle du métal…
Il est à noter qu’on adjoint fréquemment à l’or, au naturel trop malléable, de petites quantités de métaux autres qui viennent le durcir.
Le titre (ou aloi) au millième d’une monnaie vous indiquera la proportion exacte (en pour mille) d’or entrant dans sa composition. On parle ainsi par exemple d’or à 999‰, soit 999 parts d’or pour 1 part d’autres métaux. Cette mesure est importante pour les monnaies d’investissement comme les bullions. En France, jusqu’en 1995, cette mesure s’énonçait en carat.
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