Vespasien, Aureus, 69-70
Tarraco - Extrêmement rare - Or - TTB - RIC:1297
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Vespasien, Aureus, 69-70, Tarraco, Extrêmement rare. RIC II, Part 1² Vespasian 1297.
Tête de Vespasien, laurée, à droite.
Mars avançant à droite, tenant une lance et un trophée.
Aureus extrêmement rare ! Anciennement nettoyé, cet exemplaire présente encore des concrétions autour des reliefs au droit comme au revers, on note quelques rayures sur le flan, au niveau du bourrelet de frappe du revers et au bas de la hampe de la lance de Mars. Un coup est visible sur la tranche à 2h. Frappé au nom de Vespasien, il fait partie des toutes premières émissions de l'empereur, lorsque qu'il prend part à la succession de Néron entre l'année 69, durant l'année dite "des 4 empereurs" et l'année 70. Frappe probablement Tarraconaise, bien que cela ne soit pas certain, elle fait partie des émissions les plus rare de l'empereur, des plus précoces (peut-être avant même les frappes dans l'atelier de Rome), mais aussi des plus inhabituelles par ce portrait extrêmement différent de ce que l'on retrouve par la suite dans son monnayage. Probablement émise à Tarraco, (Tarragone aujourd'hui), qui était probablement l'atelier de frappe monétaire de la province d'Hispanie à la période julio-claudienne, elle est datée de la fin de l'année 69 ou au début de l'année 70. Sans doute réalisée avec l'or des mines romaines d'Hispanie, elle est le reflet de ce qui semble être un style de représentation caractéristique de cet atelier hispanique, tout en montrant une subtile transition entre la représentation des portraits des julio-claudiens et ceux des flaviens, dont on perçoit encore certaines affinités. Au revers, il faut noter la représentation elle aussi extrêmement rare dans le monnayage romain de Mars Ultor, le Mars "Vengeur", on le voit apparaitre sur les monnaies des années précédentes, 68-69, durant la guerre civile. Une représentation qui reste unique, puisqu'elle disparait aussi rapidement qu'elle apparait : après l'année 71 et jusqu'à Septime Sévère, celui-ci n'apparait plus nommément. La mobilisation de ce type singulier montre la volonté très forte de la part de Vespasien de se présenter en tant que vengeur des affronts fait à Rome durant les années de guerre civile et de succession d'empereurs. Il souhaite par ce type s'affirmer comme le restauration de la paix et de l'équilibre à Rome et dissuader toute prise de pouvoir à la suite de son accession au pouvoir. CBN 312 (Espagne). Calicò 651. From Freeman & Sear, 15th May 2009.
IMP CAESAR AVG VESPASIANVS
MARS VLTOR
7.19 gr
De l’or
Si de nos jours l’or s’est fait un nom en tant que roi des métaux précieux, ce ne fut pas toujours le cas. En effet, par exemple, dans la Grèce antique, le bronze de Corinthe lui était largement considéré comme supérieur. Pourtant, avec le temps, il a su s’imposer comme le prince de la monnaie même s’il se dispute fréquemment la première place avec l’argent au titre d’étalon.
Pourtant, d’autres métaux semblent bien plus précieux que cette paire, comme le rhodium ou le platine. Certes. Mais si le minerai n’est pas assez disponible, comment fabriquer des monnaies en quantité suffisante ? Il s’agit donc là d’un équilibre subtil à trouver entre rareté et disponibilité.
Mais il y a mieux, l’or est non seulement quasiment inaltérable, quelles que soient les conditions de stockage (et le fond des poches n’est pas le plus précieux des écrins) mais également malléable (les coins et les graveurs le remercient).
Voici donc le cocktail idéal pour battre monnaie sans tarder, et on ne s’en est pas privé !
Son nom vient du latin aurum et son symbole chimique est Au. Son origine est probablement extra-terrestre, il s’agirait en effet de poussière d’étoiles dégagée suite à une collision violente entre deux étoiles à neutrons. Non seulement précieux, mais également poète…
Les premières monnaies en or furent frappées par les rois Lydiens, probablement entre le VIIIème et le VIème siècle av. J.-C.. Si de nos jours les seules frappes en or sont celles de monnaies d’investissement (monnaies lingots) ou en tant que séries limitées à destination des collectionneurs, ce ne fut pas toujours le cas. Et l’or circula longuement de mains en mains et d’époque en époque, des gisements aurifères antiques du fleuve Pactole aux premières années du XXème siècle.
En tant que métal précieux, au même titre que l’argent, l’or est utilisé pour la frappe de monnaies à valeur intrinsèque, c'est-à-dire dont la valeur est constituée par le métal dont elles sont faites. Même si, de nos jours, la valeur pour le collectionneur dépasse fréquemment largement celle du métal…
Il est à noter qu’on adjoint fréquemment à l’or, au naturel trop malléable, de petites quantités de métaux autres qui viennent le durcir.
Le titre (ou aloi) au millième d’une monnaie vous indiquera la proportion exacte (en pour mille) d’or entrant dans sa composition. On parle ainsi par exemple d’or à 999‰, soit 999 parts d’or pour 1 part d’autres métaux. Cette mesure est importante pour les monnaies d’investissement comme les bullions. En France, jusqu’en 1995, cette mesure s’énonçait en carat.
Une qualité “TTB”
Car en numismatique, l’état de conservation d’un article se doit d’être soigneusement évalué avant d’être proposé au collectionneur avisé à l'œil aiguisé.
Et au-delà de ce sigle de prime abord obscur, en trois mots, l’état de conservation est ici clairement énoncé :
Très Très Beau
Ce qui signifie - plus prosaïquement - que la pièce de monnaie a bien circulé de main en main et de poche en poche, mais que l’impact sur son usure reste limité : type et légendes sont parfaitement lisibles et le relief de la gravure est, quant à lui, clairement visible. A l'œil nu, on peut constater des traces de rayures ou de chocs.
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