Vénètes, Namnetes, 1/4 Statère
IIe-Ier siècles av. J.-C. - Or - NGC - Ch XF★
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Profil à droite, d'origine apollinienne, sans cimier ; la chevelure faite de mèches flammées vers l'extérieur et d'une rangée de mèches en croissant près du visage. Sur la joue, un annelet perlé centré d'un globule (parfois appelé "rosette" ou "couronne perlée").
Cheval androcéphale à droite, surmonté par un aurige, tenant les rênes de la main droite et brandissant sa main gauche. Devant le cheval, un signe indéterminé (croix bouletée ?) Dessous, un personnage hippophore de face, la tête à droite, les bras tendus et tenant un objet (lame ?) courbe dans la main droite.
Gradée NGC Ch XF★ Strike: 4/5 Surface: 5/5. Quart de statère très rare, d'une qualité remarquable pour le type, parfaitement centré et de très bonne frappe avec beaucoup de détails très bien venu. Delestrée précise dans son ouvrage que ces divisionnaires ne sont rattachables à aucune série des statères à l'hippophore. On précisera ici que le symbole au droit, devant le cheval, semble rappeler ceux visibles sur le monnayage des Cenomans assimilés à des bannières. Très peu visible et quasiment hors-champ, celui-ci reste indéterminé mais une variation de la bannière pourrait correspondre. Delestrée 2193 ; Latour 6724 (pl. XXI) ; S. Scheers, 1982, BSFN n°6, pl. p.83, n°13.
1.86 gr
De l’or
Si de nos jours l’or s’est fait un nom en tant que roi des métaux précieux, ce ne fut pas toujours le cas. En effet, par exemple, dans la Grèce antique, le bronze de Corinthe lui était largement considéré comme supérieur. Pourtant, avec le temps, il a su s’imposer comme le prince de la monnaie même s’il se dispute fréquemment la première place avec l’argent au titre d’étalon.
Pourtant, d’autres métaux semblent bien plus précieux que cette paire, comme le rhodium ou le platine. Certes. Mais si le minerai n’est pas assez disponible, comment fabriquer des monnaies en quantité suffisante ? Il s’agit donc là d’un équilibre subtil à trouver entre rareté et disponibilité.
Mais il y a mieux, l’or est non seulement quasiment inaltérable, quelles que soient les conditions de stockage (et le fond des poches n’est pas le plus précieux des écrins) mais également malléable (les coins et les graveurs le remercient).
Voici donc le cocktail idéal pour battre monnaie sans tarder, et on ne s’en est pas privé !
Son nom vient du latin aurum et son symbole chimique est Au. Son origine est probablement extra-terrestre, il s’agirait en effet de poussière d’étoiles dégagée suite à une collision violente entre deux étoiles à neutrons. Non seulement précieux, mais également poète…
Les premières monnaies en or furent frappées par les rois Lydiens, probablement entre le VIIIème et le VIème siècle av. J.-C.. Si de nos jours les seules frappes en or sont celles de monnaies d’investissement (monnaies lingots) ou en tant que séries limitées à destination des collectionneurs, ce ne fut pas toujours le cas. Et l’or circula longuement de mains en mains et d’époque en époque, des gisements aurifères antiques du fleuve Pactole aux premières années du XXème siècle.
En tant que métal précieux, au même titre que l’argent, l’or est utilisé pour la frappe de monnaies à valeur intrinsèque, c'est-à-dire dont la valeur est constituée par le métal dont elles sont faites. Même si, de nos jours, la valeur pour le collectionneur dépasse fréquemment largement celle du métal…
Il est à noter qu’on adjoint fréquemment à l’or, au naturel trop malléable, de petites quantités de métaux autres qui viennent le durcir.
Le titre (ou aloi) au millième d’une monnaie vous indiquera la proportion exacte (en pour mille) d’or entrant dans sa composition. On parle ainsi par exemple d’or à 999‰, soit 999 parts d’or pour 1 part d’autres métaux. Cette mesure est importante pour les monnaies d’investissement comme les bullions. En France, jusqu’en 1995, cette mesure s’énonçait en carat.
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