Alexandre Sévère, As, 222-231
Rome - Très rare - Bronze - TTB - RIC:556b
ATTENTION : cet article de collection est unique. Nous ne pouvons donc pas garantir sa disponibilité dans le temps et vous recommandons de ne pas trop tarder à finaliser votre achat si vous êtes intéressé(e).
Buste de Severus Alexander, lauré, drapé sur l'épaule gauche, à droite.
Jupiter, debout à gauche, tenant la foudre de la main droite et le sceptre de la main gauche ; face à lui, Sévère Alexandre, couronné par Virtus, tenant le sceptre et sacrifiant sur un trépied ; au sol, un bouclier.
RIC IV Severus Alexander 556b variant (sans S - C). As vraisemblablement très rare, puisqu'il ne pas la mention de "S - C" normalement faite sur tous les monnayages de bronze. Un exemplaire similaire a été vu en vente chez une vente Heritage Auctions (06/01/2019) NYINC Signature Sale 3071, lot 32188 et notre exemplaire est a priori le deuxième exemplaire connu pour cette variété, pour un type d'As déjà très rare, puisqu'aucun n'est connu en collection publique. Certains considère ces frappes comme étant des "médailles" (la vente Heritage le nomme "Medallic As") mais le terme est surement abusif. On peut sans douter considérer cet As comme faisant partie d'une frappe spéciale (ou une erreur de gravure de coin ?) par l'absence de la mention du "Senatus Consulte", mais aucune donnée historique ne permet d'avancer plus que cette hypothèse.
IMP SEV ALEXANDER AVG
FIDES MILITVM
11.66 gr
Du bronze
Le bronze (ou airain chez les poètes) est un alliage extrêmement ancien dont l’origine remonte à environ 2 000 av. J.-C.. Autrement dit… à l'âge du bronze (ça ne s’invente pas). A cette époque reculée, il s’agissait d’ajouter de l’étain au cuivre dans une proportion de 10%. On s’en servait notamment pour des objets luxueux tels que des épées, des casques, des épingles ou encore des ornements de chars.
Ce n’est toutefois pas anodin car, en coiffant un casque en bronze, vous vous trouviez déjà bien lesté d’environ 3 kilos sur le crâne. Alors avec l’épée et l’armure en sus… Allez donc avancer !
Le poids lourd des alliages donc*.
Les premières monnaies occidentales en bronze remontent probablement à la fin du IVème siècle av. J.-C., en Grèce.
Si les monnaies sont antiques il est en revanche plus délicat de dater l’apparition d’un mot spécifique pour cet alliage. La trace la plus ancienne dont on disposerait serait un manuscrit vénitien en grec du XIème siècle mais il n’est pas impossible qu’il ait été utilisé avant.
De nos jours, le bronze monétaire est un alliage de cuivre (majoritaire) avec de l’étain (minoritaire) et d’autres métaux comme par exemple le zinc qui améliore la coulabilité ou encore le nickel qui durcit l’alliage. Ses qualités principales sont indéniablement sa grande résistance à la corrosion et à l’usure mécanique ainsi que... son aspect esthétique.
La patine du bronze peut varier, allant du vert-de-gris au noir, en passant par le brun.
*En réalité, si l’on passe sur le jeu de mots, le cuivre ou le cupronickel ont, par exemple, une densité supérieure.
Une qualité “TTB”
Car en numismatique, l’état de conservation d’un article se doit d’être soigneusement évalué avant d’être proposé au collectionneur avisé à l'œil aiguisé.
Et au-delà de ce sigle de prime abord obscur, en trois mots, l’état de conservation est ici clairement énoncé :
Très Très Beau
Ce qui signifie - plus prosaïquement - que la pièce de monnaie a bien circulé de main en main et de poche en poche, mais que l’impact sur son usure reste limité : type et légendes sont parfaitement lisibles et le relief de la gravure est, quant à lui, clairement visible. A l'œil nu, on peut constater des traces de rayures ou de chocs.
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4. Les Sévères (193 à 235)