Duché de Lorraine, Médaille, Ferry Ier & Marguerite
18ème siècle - Bronze
Buste de Ferry Ier de Vaudémont, drapé et cuirassé, à droite.
Buste de Marguerite de Joinville, coiffée d'un diadème élaboré, habillée et voilée, à droite.
Nous présentons ici une médaille représentant Ferry Ier de Vaudémont (1368-1415) et sa femme Marguerite de Joinville (1354-1418). Quelques traces de lime sur la tranche sans doute dans le but de lisser les rugosités et les bavures de métal du flan. Revers nettoyée, sinon splendide exemplaire. Cette médaille est issue de la série du "Médailler de Saint-Urbain", officiellement appelée la série du "Médailler des Ducs de Lorraine" (ou Collection des Ducs et Duchesses de Lorraine). Elle est l’œuvre de Ferdinand de Saint-Urbain (1654/58-1738) graveur originaire de Nancy, sur commande des ducs de Lorraine (Léopold Ier de Lorraine & François III de Lorraine). Elle reprend sur une série d'une trentaine de médailles la généalogie des ducs et duchesses de Lorraine depuis 1048 jusqu'en 1737. On note la finesse et la virtuosité dans l'exécution de la gravure, qui fit que cette série est également connue sous le nom de son auteur. Une précision qui est due à l'utilisation d'effigies connues et vraisemblables des représentants de la Maison de Lorraine. Un travail de médailleur tout à fait splendide.
FRIDER• I• COM• VAD• IOH• I• LOT• DVC• FILIVS• ET• FRATER• CAROLI• II• LOT• DVCIS
MARGARETA• DE• IOINVILLA• COMITISSA• VADEMONTANA•
40.53 gr
Du bronze
Le bronze (ou airain chez les poètes) est un alliage extrêmement ancien dont l’origine remonte à environ 2 000 av. J.-C.. Autrement dit… à l'âge du bronze (ça ne s’invente pas). A cette époque reculée, il s’agissait d’ajouter de l’étain au cuivre dans une proportion de 10%. On s’en servait notamment pour des objets luxueux tels que des épées, des casques, des épingles ou encore des ornements de chars.
Ce n’est toutefois pas anodin car, en coiffant un casque en bronze, vous vous trouviez déjà bien lesté d’environ 3 kilos sur le crâne. Alors avec l’épée et l’armure en sus… Allez donc avancer !
Le poids lourd des alliages donc*.
Les premières monnaies occidentales en bronze remontent probablement à la fin du IVème siècle av. J.-C., en Grèce.
Si les monnaies sont antiques il est en revanche plus délicat de dater l’apparition d’un mot spécifique pour cet alliage. La trace la plus ancienne dont on disposerait serait un manuscrit vénitien en grec du XIème siècle mais il n’est pas impossible qu’il ait été utilisé avant.
De nos jours, le bronze monétaire est un alliage de cuivre (majoritaire) avec de l’étain (minoritaire) et d’autres métaux comme par exemple le zinc qui améliore la coulabilité ou encore le nickel qui durcit l’alliage. Ses qualités principales sont indéniablement sa grande résistance à la corrosion et à l’usure mécanique ainsi que... son aspect esthétique.
La patine du bronze peut varier, allant du vert-de-gris au noir, en passant par le brun.
*En réalité, si l’on passe sur le jeu de mots, le cuivre ou le cupronickel ont, par exemple, une densité supérieure.
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