Florian, Antoninien, July-Sept. 276
Cyzique - Unique - Bronze - TB+ - RIC:116
Buste de Florian, radié, drapé, cuirassé, à droite.
Lisse, léger apparition du motif de droit incus.
Unique exemplaire, uniface ! Frappée durant le règne de Florien, cet exemplaire porte la légende "IMP FLORIANVS", uniquement frappée dans l'atelier de Cyzique. Cette légende ne correspond qu'à deux types, RIC V Florian 116 et 117, mais sous supposons que cette monnaie correspond au n°116 puisqu'aucun exemplaire du n°117 n'est connu en collection publique. Malgré une usure avancée, la rareté de ce spécimen est multiple. D'abord dans le type de droit, puisqu'il n'est frappé que dans un seul atelier. Ensuite, car c'est une monnaie de l'empereur Florien, qui ne règne que durant l'année 276, entre les mois de juin et septembre, un règne extrêmement court, qui n'a donc laissé que peu de monnaies frappées. Présumé demi-frère de Tacite, il lui succède après sa mort, lui qui avait avant cela succédé à Aurélien. Élevé au rang d'empereur par le Sénat, reconnu comme tel par ses membres ainsi qu'une grande partie de l'empire, il est rapidement usurpé par Probus, commandant en Orient et proclamé empereur par ses troupes dans le même temps. Il est cependant assassiné par ses propres troupes après que celles-ci aient eu à subir les chaleurs de la Cilicie (actuelle Turquie) sans y être préparées, alors qu'il les avaient menées jusqu'à Tarse afin d'affronter Probus et qu'elles étaient harcelées à la manière d'une guérilla par les troupes de l'usurpateur, beaucoup plus aguerris et habituées de ces conditions climatiques. Enfin, il semble que notre exemplaire soit la seule monnaie connue à ce jour, dans les différentes ventes, comme une monnaie fauté de Florien. Aucun antoninien fauté de Florien, ayant un défaut de frappe ne semble avoir été enregistré dans les ventes passées de ces vingt-cinq dernières années.
IMP FLORIANVS AVG
3.26 gr
Du bronze
Le bronze (ou airain chez les poètes) est un alliage extrêmement ancien dont l’origine remonte à environ 2 000 av. J.-C.. Autrement dit… à l'âge du bronze (ça ne s’invente pas). A cette époque reculée, il s’agissait d’ajouter de l’étain au cuivre dans une proportion de 10%. On s’en servait notamment pour des objets luxueux tels que des épées, des casques, des épingles ou encore des ornements de chars.
Ce n’est toutefois pas anodin car, en coiffant un casque en bronze, vous vous trouviez déjà bien lesté d’environ 3 kilos sur le crâne. Alors avec l’épée et l’armure en sus… Allez donc avancer !
Le poids lourd des alliages donc*.
Les premières monnaies occidentales en bronze remontent probablement à la fin du IVème siècle av. J.-C., en Grèce.
Si les monnaies sont antiques il est en revanche plus délicat de dater l’apparition d’un mot spécifique pour cet alliage. La trace la plus ancienne dont on disposerait serait un manuscrit vénitien en grec du XIème siècle mais il n’est pas impossible qu’il ait été utilisé avant.
De nos jours, le bronze monétaire est un alliage de cuivre (majoritaire) avec de l’étain (minoritaire) et d’autres métaux comme par exemple le zinc qui améliore la coulabilité ou encore le nickel qui durcit l’alliage. Ses qualités principales sont indéniablement sa grande résistance à la corrosion et à l’usure mécanique ainsi que... son aspect esthétique.
La patine du bronze peut varier, allant du vert-de-gris au noir, en passant par le brun.
*En réalité, si l’on passe sur le jeu de mots, le cuivre ou le cupronickel ont, par exemple, une densité supérieure.
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