Gaule Belgique, Statère, vers 60-30 av. J.-C.
Or - SUP+ - Delestrée:240
Vendue
Lisse, décor sur une partie de la périphérie.
Cheval très stylisé et disloqué à droite ; dessous, un croissant et un globule ; devant lui et sous sa queue, un ovale au centre perlé (bouclier ? roue ?) ; au-dessus de la queue, trois globules disposés en triangle ; au-dessus du cheval, un croissant et un torque et deux globules verticaux.
Statère attribué aux tribus du nord de la France, correspondant à l'ouest du Belgium. Généralement attribué de manière limité à la tribu des Ambiens. Cependant, L-P Delestrée précise dans son catalogue de 2002 que les différents types de ces statères unifaces, qu'il date entre la Guerre des Gaule et la période pré-augustéenne, est plutôt le fait des tribus qui occupent l'ouest de la Gaule Belgique et pas seulement les Ambiens, une conclusion qu'il lie à la pluralité des types de revers existants. Ce statère est dans un splendide état de conservation, le revers est remarquable et presque exempt de toute trace d'une usure de circulation, peut-être même à considérer comme presque Fleur de Coin. En dehors de la très légère faiblesse de frappe au niveau de torque, les détails ont été extrêmement bien imprimés, par une frappe puissante et précise du flan. Un flan par ailleurs plutôt large, car on perçoit au-dessus de la tête une petite partie de grènetis, détail rarement observé sur les exemplaire similaires, ainsi que les deux éléments ovales, devant et derrière le cheval, quasiment complets. Delestrée 240 ; Scheers 77 ; Latour 8710.
6.3 gr
De l’or
Si de nos jours l’or s’est fait un nom en tant que roi des métaux précieux, ce ne fut pas toujours le cas. En effet, par exemple, dans la Grèce antique, le bronze de Corinthe lui était largement considéré comme supérieur. Pourtant, avec le temps, il a su s’imposer comme le prince de la monnaie même s’il se dispute fréquemment la première place avec l’argent au titre d’étalon.
Pourtant, d’autres métaux semblent bien plus précieux que cette paire, comme le rhodium ou le platine. Certes. Mais si le minerai n’est pas assez disponible, comment fabriquer des monnaies en quantité suffisante ? Il s’agit donc là d’un équilibre subtil à trouver entre rareté et disponibilité.
Mais il y a mieux, l’or est non seulement quasiment inaltérable, quelles que soient les conditions de stockage (et le fond des poches n’est pas le plus précieux des écrins) mais également malléable (les coins et les graveurs le remercient).
Voici donc le cocktail idéal pour battre monnaie sans tarder, et on ne s’en est pas privé !
Son nom vient du latin aurum et son symbole chimique est Au. Son origine est probablement extra-terrestre, il s’agirait en effet de poussière d’étoiles dégagée suite à une collision violente entre deux étoiles à neutrons. Non seulement précieux, mais également poète…
Les premières monnaies en or furent frappées par les rois Lydiens, probablement entre le VIIIème et le VIème siècle av. J.-C.. Si de nos jours les seules frappes en or sont celles de monnaies d’investissement (monnaies lingots) ou en tant que séries limitées à destination des collectionneurs, ce ne fut pas toujours le cas. Et l’or circula longuement de mains en mains et d’époque en époque, des gisements aurifères antiques du fleuve Pactole aux premières années du XXème siècle.
En tant que métal précieux, au même titre que l’argent, l’or est utilisé pour la frappe de monnaies à valeur intrinsèque, c'est-à-dire dont la valeur est constituée par le métal dont elles sont faites. Même si, de nos jours, la valeur pour le collectionneur dépasse fréquemment largement celle du métal…
Il est à noter qu’on adjoint fréquemment à l’or, au naturel trop malléable, de petites quantités de métaux autres qui viennent le durcir.
Le titre (ou aloi) au millième d’une monnaie vous indiquera la proportion exacte (en pour mille) d’or entrant dans sa composition. On parle ainsi par exemple d’or à 999‰, soit 999 parts d’or pour 1 part d’autres métaux. Cette mesure est importante pour les monnaies d’investissement comme les bullions. En France, jusqu’en 1995, cette mesure s’énonçait en carat.