Vénètes, 1/4 Statère, 2ème siècle av. JC
Or - TB+ - Delestrée:2128-30
Vendue
Quart de statère "à la petite tête nue" rattaché au monnayage d'or des Vénètes, tribu de la région de Vannes (Bretagne, France). Delestrée 2128-2130 ; Latour 6838 (pl. XXIII) ; Scheers, Lyon 867-8.
Profil à droite d'une petite tête nue, la chevelure en trois grosses mèches tirées vers le bas; autour de la tête, quatre cordons perlés, deux émanant du front et deux de l'arrière et terminés par des petites têtes.
Cheval androcéphale galopant à droite, surmonté par un aurige tenant les rênes d'une main et de l'autre, une lanière passant au-dessus de la tête du cheval et se terminant devant par un carré à franges divisé par un X, semblable à un vexilium. Sous le cheval, personnage ailé allongé à droite.
Exemplaire de quart de statère qui assez atypique par rapport aux divisionnaires de la même série "à la petite tête nue". Se rapprochant fortement du style du Dt. 2129, il se démarque par l'absence du triangle en trois globules au-dessus de la tête. Nous avons sans doute ici une variété des trois divisionnaires de cette série : Dt. 2128, 29 et 30, les exemplaires où les représentations au droit et au revers sont à droite. Le portrait n'est pas tout à fait dans le style de l'exemplaire 2128, et le revers est trop imprécis pour être identifié au 2130. Il n'est pas rare d'identifier dans l'étude des divisionnaires du monnayage celtique des variétés de style subtiles au niveau des gravures, mais c'est toujours d'un intérêt particulier car les exemplaires des divisionnaires de statères gaulois sont très rares et généralement connu qu'à un seul ou peu d'exemplaires, comme ici où les quarts de statères reliés au monnayages Vénètes et rassemblés sous ces trois références ne sont connu qu'à un peu plus d'une dizaine d'exemplaires. Delestrée 2128-2130 ; Latour 6838 (pl. XXIII) ; Scheers, Lyon 867-8.
1.74 gr
De l’or
Si de nos jours l’or s’est fait un nom en tant que roi des métaux précieux, ce ne fut pas toujours le cas. En effet, par exemple, dans la Grèce antique, le bronze de Corinthe lui était largement considéré comme supérieur. Pourtant, avec le temps, il a su s’imposer comme le prince de la monnaie même s’il se dispute fréquemment la première place avec l’argent au titre d’étalon.
Pourtant, d’autres métaux semblent bien plus précieux que cette paire, comme le rhodium ou le platine. Certes. Mais si le minerai n’est pas assez disponible, comment fabriquer des monnaies en quantité suffisante ? Il s’agit donc là d’un équilibre subtil à trouver entre rareté et disponibilité.
Mais il y a mieux, l’or est non seulement quasiment inaltérable, quelles que soient les conditions de stockage (et le fond des poches n’est pas le plus précieux des écrins) mais également malléable (les coins et les graveurs le remercient).
Voici donc le cocktail idéal pour battre monnaie sans tarder, et on ne s’en est pas privé !
Son nom vient du latin aurum et son symbole chimique est Au. Son origine est probablement extra-terrestre, il s’agirait en effet de poussière d’étoiles dégagée suite à une collision violente entre deux étoiles à neutrons. Non seulement précieux, mais également poète…
Les premières monnaies en or furent frappées par les rois Lydiens, probablement entre le VIIIème et le VIème siècle av. J.-C.. Si de nos jours les seules frappes en or sont celles de monnaies d’investissement (monnaies lingots) ou en tant que séries limitées à destination des collectionneurs, ce ne fut pas toujours le cas. Et l’or circula longuement de mains en mains et d’époque en époque, des gisements aurifères antiques du fleuve Pactole aux premières années du XXème siècle.
En tant que métal précieux, au même titre que l’argent, l’or est utilisé pour la frappe de monnaies à valeur intrinsèque, c'est-à-dire dont la valeur est constituée par le métal dont elles sont faites. Même si, de nos jours, la valeur pour le collectionneur dépasse fréquemment largement celle du métal…
Il est à noter qu’on adjoint fréquemment à l’or, au naturel trop malléable, de petites quantités de métaux autres qui viennent le durcir.
Le titre (ou aloi) au millième d’une monnaie vous indiquera la proportion exacte (en pour mille) d’or entrant dans sa composition. On parle ainsi par exemple d’or à 999‰, soit 999 parts d’or pour 1 part d’autres métaux. Cette mesure est importante pour les monnaies d’investissement comme les bullions. En France, jusqu’en 1995, cette mesure s’énonçait en carat.