Aulerques Cenomans, Statère, 2ème siècle av. JC
Or - SUP - Delestrée:2153
Vendue
Statère attribué aux Aulerques Cenomans (région du Mans, France), issu de la série dite "au personnage aptère aux deux armes". Delestrée, Classe IV, 2153, Latour 6870, Scheers, Lyon 932 et Scheers, Danicourt 250.
Tête stylisée au type armoricain à gauche, d'origine apollinienne, la chevelure formée par trois rangées de mèches en forme de croissant tirées vers l'arrière, avec derrière, un chignon en mèches flamées. A l'emplacement de l'oreille, deux traits parallèles issus de deux mèches s'achèvent sur la joue par un ornement formé de trois globules disposés en triangle. Devant le front, une grosse mèche de cheveux en S.
Cheval androcéphale ailé à gauche. Sur la croupe, un aurige très stylisé tenant les rênes d'une main et de l'autre une lanière passant au-dessus de la tête de l'androcéphale, et se terminant devant lui par un carré divisé par une croix semblable à un vexilium. Sous la queue, une roue à 4 rayons. Sous l'androcéphale, personnage allongé à gauche, aptère, tenant une arme dans chaque mains : un poignard courbe dans l'une, une lance dans l'autre.
Statère "au personnage aptère, aux deux armes", attribué à la tribu des Aulerques Cenomans, présents dans l'Ouest de la France, dans la région du Mans. Ce type à la particularité d'avoir ses éléments (le portrait et les représentations du revers) tournés à gauche, alors que les autres types de la série sont tous à droite. La monnaie, dont les types sont gravés dans un pur style celtique, est dans un état de conservation remarquable. Malgré la forme irrégulière du flan, le portrait est parfaitement centré, comme l'est l'ensemble du type du revers, avec seulement la lance et le haut de l'aurige hors-champ. Détail intéressant, la partie inférieure de l'aurige est identique à la mèche se trouvant devant le front du portrait. Au global, on observe l'excellente préservation des détails des types de la monnaie, très peu d'usure de circulation permettant d'admirer les traits si singuliers du style de gravure celtique. Delestrée, Classe IV, 2153, Latour 6870, Scheers, Lyon 932 et Scheers, Danicourt 250.
7.36 gr
De l’or
Si de nos jours l’or s’est fait un nom en tant que roi des métaux précieux, ce ne fut pas toujours le cas. En effet, par exemple, dans la Grèce antique, le bronze de Corinthe lui était largement considéré comme supérieur. Pourtant, avec le temps, il a su s’imposer comme le prince de la monnaie même s’il se dispute fréquemment la première place avec l’argent au titre d’étalon.
Pourtant, d’autres métaux semblent bien plus précieux que cette paire, comme le rhodium ou le platine. Certes. Mais si le minerai n’est pas assez disponible, comment fabriquer des monnaies en quantité suffisante ? Il s’agit donc là d’un équilibre subtil à trouver entre rareté et disponibilité.
Mais il y a mieux, l’or est non seulement quasiment inaltérable, quelles que soient les conditions de stockage (et le fond des poches n’est pas le plus précieux des écrins) mais également malléable (les coins et les graveurs le remercient).
Voici donc le cocktail idéal pour battre monnaie sans tarder, et on ne s’en est pas privé !
Son nom vient du latin aurum et son symbole chimique est Au. Son origine est probablement extra-terrestre, il s’agirait en effet de poussière d’étoiles dégagée suite à une collision violente entre deux étoiles à neutrons. Non seulement précieux, mais également poète…
Les premières monnaies en or furent frappées par les rois Lydiens, probablement entre le VIIIème et le VIème siècle av. J.-C.. Si de nos jours les seules frappes en or sont celles de monnaies d’investissement (monnaies lingots) ou en tant que séries limitées à destination des collectionneurs, ce ne fut pas toujours le cas. Et l’or circula longuement de mains en mains et d’époque en époque, des gisements aurifères antiques du fleuve Pactole aux premières années du XXème siècle.
En tant que métal précieux, au même titre que l’argent, l’or est utilisé pour la frappe de monnaies à valeur intrinsèque, c'est-à-dire dont la valeur est constituée par le métal dont elles sont faites. Même si, de nos jours, la valeur pour le collectionneur dépasse fréquemment largement celle du métal…
Il est à noter qu’on adjoint fréquemment à l’or, au naturel trop malléable, de petites quantités de métaux autres qui viennent le durcir.
Le titre (ou aloi) au millième d’une monnaie vous indiquera la proportion exacte (en pour mille) d’or entrant dans sa composition. On parle ainsi par exemple d’or à 999‰, soit 999 parts d’or pour 1 part d’autres métaux. Cette mesure est importante pour les monnaies d’investissement comme les bullions. En France, jusqu’en 1995, cette mesure s’énonçait en carat.
Une qualité “SUP”
Car en numismatique, l’état de conservation d’un article se doit d’être soigneusement évalué avant d’être proposé au collectionneur avisé à l'œil aiguisé.
Et au-delà de cette abréviation de prime abord obscure, l’état de conservation est ici clairement énoncé :
Superbe
Ce qui signifie - plus prosaïquement - que si la pièce de monnaie a circulé, ce fut suffisamment peu pour que sa beauté originelle en soit presque intégralement préservée. L’usure est très peu visible et aucun autre défaut n’est a priori décelable sauf à disposer d’une loupe et d’un regard particulièrement affûté.