Gordien Ier, Sesterce, 238
Rome - Bronze - TB - RIC:9
Vendue
Buste de Gordien Ier, lauré, drapé, cuirassé, à droite.
Providentia, drapée, debout à gauche, les jambes croisées, le bras gauche appuyé sur une colonne, tenant une baguette dans la main droite au-dessus d'un globe et une corne d'abondance dans la main gauche.
Sesterce extrêmement rare, attribuée à Gordien Ier, qui ne régna qu'un mois au début de l'année 238 (Début janvier ou le 22 mars - Mi-Avril 238), qui est marquée par une crise du pouvoir où Maximin Ier le Thrace est renié par le Sénat. Le Sénat soutient et nomme Gordien Ier empereur après qu'il ait été proclamé empereur par la population de la province d'Afrique dont il est proconsul, et il est associé au trône avec son fils Gordien II. Cependant, apprenant que son fils a été tué et son armée écrasée par le légat de Numidie, soutien de Maximin Ier, il se suicide dans la foulée, laissant s'affronter Maximin Ier et deux nouveaux empereurs, Maxime Pupien et Balbin, auxquels est associé le petit-fils de Gordien Ier, Gordien III. RIC IV Gordian I 9
IMP CAES M ANT GORDIANVS AFR AVG
PROVIDENTIA AVGG / S C
15.97 gr
Gordien Ier
- Règne sur l’Empire romain : 238 - 238 apr. J. -C.
- Période : Anarchie militaire
Marcus Antonius Gordianus naît vers 158, peut-être en Phrygie (actuellement en Turquie) et meurt en 238 à Carthage (Afrique). Au cours de sa carrière, il accompagne notamment Caracalla en orient puis obtient la gestion de plusieurs gouvernements provinciaux sous Alexandre Sévère. Au début de l’année 238, alors qu’il a environ 80 ans et se trouve en Afrique en tant que proconsul, la cité de Thysdrus (actuellement en Tunisie) se soulève contre l’actuel empereur Maximin le Thrace pour des raisons toutes fiscales et désigne Gordien comme empereur.
Celui-ci, au vu de son grand âge, s’associe à son fils Gordien II et les fait reconnaître tous deux par le Sénat. Mais le légat Capellianus, fidèle à Maximin, ne l’entend pas de cette oreille et s’oppose à Gordien. Gordien II périt dans la bataille. A cette nouvelle, son père se suicide. Il aura régné seulement un mois.
Illustration : buste de Gordien I, Musei Capitolini de Rome - Photographie de Jastrow (CC)
Du bronze
Le bronze (ou airain chez les poètes) est un alliage extrêmement ancien dont l’origine remonte à environ 2 000 av. J.-C.. Autrement dit… à l'âge du bronze (ça ne s’invente pas). A cette époque reculée, il s’agissait d’ajouter de l’étain au cuivre dans une proportion de 10%. On s’en servait notamment pour des objets luxueux tels que des épées, des casques, des épingles ou encore des ornements de chars.
Ce n’est toutefois pas anodin car, en coiffant un casque en bronze, vous vous trouviez déjà bien lesté d’environ 3 kilos sur le crâne. Alors avec l’épée et l’armure en sus… Allez donc avancer !
Le poids lourd des alliages donc*.
Les premières monnaies occidentales en bronze remontent probablement à la fin du IVème siècle av. J.-C., en Grèce.
Si les monnaies sont antiques il est en revanche plus délicat de dater l’apparition d’un mot spécifique pour cet alliage. La trace la plus ancienne dont on disposerait serait un manuscrit vénitien en grec du XIème siècle mais il n’est pas impossible qu’il ait été utilisé avant.
De nos jours, le bronze monétaire est un alliage de cuivre (majoritaire) avec de l’étain (minoritaire) et d’autres métaux comme par exemple le zinc qui améliore la coulabilité ou encore le nickel qui durcit l’alliage. Ses qualités principales sont indéniablement sa grande résistance à la corrosion et à l’usure mécanique ainsi que... son aspect esthétique.
La patine du bronze peut varier, allant du vert-de-gris au noir, en passant par le brun.
*En réalité, si l’on passe sur le jeu de mots, le cuivre ou le cupronickel ont, par exemple, une densité supérieure.