Claude, Sesterce, 50-54
Rome - Bronze - TB+ - RIC:114
Vendue
Tête de Claudius, lauré, à droite.
Arc de triomphe surmonté d'une statue équestre, à droite, entre deux trophées ; le cavalier cuirassé brandit une lance de la main droite.
Ce sesterce, bien que très rare, a été largement regravé et réinterprété. Le portrait de Claude en particulier a été largement retravaillé perdant ainsi une grande partie des traits de l'empereur. Au revers, le décor a également été réinterprété : les médaillons au-dessus des passages latéraux sont carrés, et identiques, tandis que les coins d'origines montrent un médaillon rond à gauche et un objet à droite. L'entablement central a été revu, un simpulum figurait au-dessus de l'arche, remplacé par un rond ici. Enfin, la statue équestre et les trophées ont également été revu. Le cavalier semblait regarder vers le spectateur et non vers la droite; le trophée de gauche était fait d'un troisième bouclier ovale et non d'un bouclier rond, et les boucliers ovales se trouvant au sommet de chacun portaient un umbo bien visible. Bien que ce sesterce fut regravé, on retrouve un certain nombre d'exemplaires aux gravures très similaires, montrant que ce n'est pas une production isolée mais que certaines monnaies, sans doute trop abimées par des concrétions, furent retravaillées (par un même graveur ou atelier ?) afin de leur redonner un aspect attractif. Une pratique ancienne, qui pourrait remonter au moins au XIXème siècle, où les collectionneurs recherchaient des exemplaires agréables à l'œil, cette pratique répondant ainsi à cette demande. RIC I² Claudius 114.
TI CLAVDIVS CAESAR AVG P M TR P IMP P P
NERO CLAVDIVS DRVSVS GERMAN IMP
24.34 gr
Du bronze
Le bronze (ou airain chez les poètes) est un alliage extrêmement ancien dont l’origine remonte à environ 2 000 av. J.-C.. Autrement dit… à l'âge du bronze (ça ne s’invente pas). A cette époque reculée, il s’agissait d’ajouter de l’étain au cuivre dans une proportion de 10%. On s’en servait notamment pour des objets luxueux tels que des épées, des casques, des épingles ou encore des ornements de chars.
Ce n’est toutefois pas anodin car, en coiffant un casque en bronze, vous vous trouviez déjà bien lesté d’environ 3 kilos sur le crâne. Alors avec l’épée et l’armure en sus… Allez donc avancer !
Le poids lourd des alliages donc*.
Les premières monnaies occidentales en bronze remontent probablement à la fin du IVème siècle av. J.-C., en Grèce.
Si les monnaies sont antiques il est en revanche plus délicat de dater l’apparition d’un mot spécifique pour cet alliage. La trace la plus ancienne dont on disposerait serait un manuscrit vénitien en grec du XIème siècle mais il n’est pas impossible qu’il ait été utilisé avant.
De nos jours, le bronze monétaire est un alliage de cuivre (majoritaire) avec de l’étain (minoritaire) et d’autres métaux comme par exemple le zinc qui améliore la coulabilité ou encore le nickel qui durcit l’alliage. Ses qualités principales sont indéniablement sa grande résistance à la corrosion et à l’usure mécanique ainsi que... son aspect esthétique.
La patine du bronze peut varier, allant du vert-de-gris au noir, en passant par le brun.
*En réalité, si l’on passe sur le jeu de mots, le cuivre ou le cupronickel ont, par exemple, une densité supérieure.