Belgique, Léopold Ier, 100 Francs
1854 - Bruxelles - Essai - Or - NGC MS61 - KM:Pn49
Vendue
Buste en uniforme de Léopold Ier à gauche portant plusieurs médailles et un col orné de deux branches de laurier et de chêne.
Légende en trois lignes comprenant la date sur la dernière.
Gradé NGC MS 61. Cet essai monétaire n'a été frappé qu'à cinq exemplaires en 1854. Suite à la loi du 28 décembre 1850, les monnaies d'or ne sont plus frappées afin de gérer la spéculation. Cette dernière intervient dans le contexte de la ruée vers l'or aux États-Unis et en Australie qui fait chuter le prix de l'or. Seuls des essais et des modules monétaires sont frappés dans ce métal. La frappe de monnaie en or ne reprendra finalement qu'en 1861. Notre essai a été frappé pendant la 23e année de règne de Léopold Ier, premier roi de Belgique. Il accède à ce titre suite à la révolution des Belges contre les Pays-Bas en 1830 qui proclament leur indépendance. Léopold était connu sous le nom de Léopold de Saxe-Cobourg-Saalfeld. Proche de la famille tsarine, il fait ses armes en Russie où il gagne plusieurs médailles et participe aux batailles contre Napoléon Ier. En 1816, il épouse une princesse anglaise puis refuse le trône de Grèce en 1830 avant d'accepter celui de Belgique en 1831. Il règne jusqu'à sa mort en 1865 et est connu comme le "Nestor de l'Europe".
LEOPOLD PREMIER - ROI DES BELGES // BRAEMT F.
ESSAI / MONÉTAIRE / 1854
33.3 gr
De l’or
Si de nos jours l’or s’est fait un nom en tant que roi des métaux précieux, ce ne fut pas toujours le cas. En effet, par exemple, dans la Grèce antique, le bronze de Corinthe lui était largement considéré comme supérieur. Pourtant, avec le temps, il a su s’imposer comme le prince de la monnaie même s’il se dispute fréquemment la première place avec l’argent au titre d’étalon.
Pourtant, d’autres métaux semblent bien plus précieux que cette paire, comme le rhodium ou le platine. Certes. Mais si le minerai n’est pas assez disponible, comment fabriquer des monnaies en quantité suffisante ? Il s’agit donc là d’un équilibre subtil à trouver entre rareté et disponibilité.
Mais il y a mieux, l’or est non seulement quasiment inaltérable, quelles que soient les conditions de stockage (et le fond des poches n’est pas le plus précieux des écrins) mais également malléable (les coins et les graveurs le remercient).
Voici donc le cocktail idéal pour battre monnaie sans tarder, et on ne s’en est pas privé !
Son nom vient du latin aurum et son symbole chimique est Au. Son origine est probablement extra-terrestre, il s’agirait en effet de poussière d’étoiles dégagée suite à une collision violente entre deux étoiles à neutrons. Non seulement précieux, mais également poète…
Les premières monnaies en or furent frappées par les rois Lydiens, probablement entre le VIIIème et le VIème siècle av. J.-C.. Si de nos jours les seules frappes en or sont celles de monnaies d’investissement (monnaies lingots) ou en tant que séries limitées à destination des collectionneurs, ce ne fut pas toujours le cas. Et l’or circula longuement de mains en mains et d’époque en époque, des gisements aurifères antiques du fleuve Pactole aux premières années du XXème siècle.
En tant que métal précieux, au même titre que l’argent, l’or est utilisé pour la frappe de monnaies à valeur intrinsèque, c'est-à-dire dont la valeur est constituée par le métal dont elles sont faites. Même si, de nos jours, la valeur pour le collectionneur dépasse fréquemment largement celle du métal…
Il est à noter qu’on adjoint fréquemment à l’or, au naturel trop malléable, de petites quantités de métaux autres qui viennent le durcir.
Le titre (ou aloi) au millième d’une monnaie vous indiquera la proportion exacte (en pour mille) d’or entrant dans sa composition. On parle ainsi par exemple d’or à 999‰, soit 999 parts d’or pour 1 part d’autres métaux. Cette mesure est importante pour les monnaies d’investissement comme les bullions. En France, jusqu’en 1995, cette mesure s’énonçait en carat.