République de Lucques, Écu d'or au soleil, 1552
Lucques - Or - TB+
Vendue
Écu de Lucques dans un cartouche, surmonté d'un soleil.
Représentation de la Sainte Face du Christ de Lucques.
Très intéressant écu d'or au soleil frappé par la République de Lucques et inspiré de ceux de François Ier ! Cette ville du nord de l'Italie a toujours été proche de la France, ayant entre autre accueilli Charles VIII lors de sa descente pendant les guerres d'Italie et ayant envoyé de nombreux citoyens à Lyon pour y exporter l'industrie de la soie, qui faisait alors la prospérité de cité Toscane. La proximité culturelle et commerciale a donc tout a fait pu justifier l'émission de ces monnaies proches du type français. Au revers, on retrouve la célèbre "Sainte Face de Lucques", représentation d'une statue en bois d'un Christ couronné datant vraisemblablement du VIIIème siècle et qui repose dans la cathédrale Saint-Martin de Lucques, mais que la légende médiévale fait remonter au temps de Jésus, et qui aurait été sculptée par le disciple Nicodème, ce dernier ayant assisté à la Descente de croix et la Mise au tombeau. La légende de droit CAROLVS IMPERATOR se rapporte à l'épisode de 1369, lorsque l'empereur Charles IV confirma contre rémunération l'indépendance de la République de Lucques contre la domination Pisane, ce que rappelle le bandeau "LIBERTAS" qui figure également sur l'écu. Notre exemplaire est d'une frappe hésitante et fortement tréflée dans les légendes, la Saint Face apparait néanmoins clairement. Le coin utilisé semble en fin de vie comme le laisse à penser les marques de rouille, ainsi que de nombreuses petites cassures. On note une marque à 8h30 au droit, possiblement une marque de changeur pour tester le métal.
•CAROLVS•IMPERATOR•15☀52 / LIBERTAS
☩•S•VVLTVS••• •DE LVCA•
3.34 gr
De l’or
Si de nos jours l’or s’est fait un nom en tant que roi des métaux précieux, ce ne fut pas toujours le cas. En effet, par exemple, dans la Grèce antique, le bronze de Corinthe lui était largement considéré comme supérieur. Pourtant, avec le temps, il a su s’imposer comme le prince de la monnaie même s’il se dispute fréquemment la première place avec l’argent au titre d’étalon.
Pourtant, d’autres métaux semblent bien plus précieux que cette paire, comme le rhodium ou le platine. Certes. Mais si le minerai n’est pas assez disponible, comment fabriquer des monnaies en quantité suffisante ? Il s’agit donc là d’un équilibre subtil à trouver entre rareté et disponibilité.
Mais il y a mieux, l’or est non seulement quasiment inaltérable, quelles que soient les conditions de stockage (et le fond des poches n’est pas le plus précieux des écrins) mais également malléable (les coins et les graveurs le remercient).
Voici donc le cocktail idéal pour battre monnaie sans tarder, et on ne s’en est pas privé !
Son nom vient du latin aurum et son symbole chimique est Au. Son origine est probablement extra-terrestre, il s’agirait en effet de poussière d’étoiles dégagée suite à une collision violente entre deux étoiles à neutrons. Non seulement précieux, mais également poète…
Les premières monnaies en or furent frappées par les rois Lydiens, probablement entre le VIIIème et le VIème siècle av. J.-C.. Si de nos jours les seules frappes en or sont celles de monnaies d’investissement (monnaies lingots) ou en tant que séries limitées à destination des collectionneurs, ce ne fut pas toujours le cas. Et l’or circula longuement de mains en mains et d’époque en époque, des gisements aurifères antiques du fleuve Pactole aux premières années du XXème siècle.
En tant que métal précieux, au même titre que l’argent, l’or est utilisé pour la frappe de monnaies à valeur intrinsèque, c'est-à-dire dont la valeur est constituée par le métal dont elles sont faites. Même si, de nos jours, la valeur pour le collectionneur dépasse fréquemment largement celle du métal…
Il est à noter qu’on adjoint fréquemment à l’or, au naturel trop malléable, de petites quantités de métaux autres qui viennent le durcir.
Le titre (ou aloi) au millième d’une monnaie vous indiquera la proportion exacte (en pour mille) d’or entrant dans sa composition. On parle ainsi par exemple d’or à 999‰, soit 999 parts d’or pour 1 part d’autres métaux. Cette mesure est importante pour les monnaies d’investissement comme les bullions. En France, jusqu’en 1995, cette mesure s’énonçait en carat.
Une qualité “TTB”
Car en numismatique, l’état de conservation d’un article se doit d’être soigneusement évalué avant d’être proposé au collectionneur avisé à l'œil aiguisé.
Et au-delà de ce sigle de prime abord obscur, en trois mots, l’état de conservation est ici clairement énoncé :
Très Très Beau
Ce qui signifie - plus prosaïquement - que la pièce de monnaie a bien circulé de main en main et de poche en poche, mais que l’impact sur son usure reste limité : type et légendes sont parfaitement lisibles et le relief de la gravure est, quant à lui, clairement visible. A l'œil nu, on peut constater des traces de rayures ou de chocs.
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