Elis, Statère, 336 av. J.-C.
Olympie - Argent - TB+ - HGC:5-394
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Tête d'Héra portant une boucle d'oreille et un diadème inscrit ϜΑΛΕΙΩΝ, à droite, F derrière sa nuque.
Aigle aux ailes déployées et tête à droite, debout à gauche sur une carapace de tortue et tête à droite, le tout dans une couronne d'olivier.
Agréable statère frappé sur l'étalon éginète présentant une beau centrage, des détails et une belle patine grise. Rarement vu dans les ventes de ses dernières années, notre exemplaire est également rare par son type ! Notre monnaie a été frappée en 336 av. J.-C., la même année que l'assassinat de Philippe II de Macédoine, fondateur de la Ligue de Corinthe à laquelle appartenait notre cité. Cette même année se déroule la 111e édition des Jeux Olympiques. Ces jeux antiques avaient lieu dans la cité éponyme d'Olympie, dont les principales divinités protectrices étaient Zeus et Héra. Un bois sacré, un autel, un temple et notamment, la célèbre statue chryséléphantine de Phidias - Zeus Olympien (l'une des sept Merveilles du monde antique) - étaient dédiés au roi des dieux. L'aigle présent au revers rappelle également Zeus puisque ce rapace est l'un de ses attributs. Quant à Héra, elle possédait un temple dans la cité, l'Héraion, considéré comme le premier temple dorique du Péloponnèse. Elle est représentée sur le droit de notre monnaie, portant un diadème inscrit dont la traduction est équivalente à "Éléens" : les habitants d'Elis. Son iconographie insiste donc sur son rôle de protectrice de la cité. Les Jeux olympiques sont également rappelés sur notre monnaie au revers par la couronne d'olivier. Il s'agit de la récompense pour les vainqueurs des épreuves, fabriquée à partir d'oliviers provenant du bois sacré qui poussait vers Olympie. Monnaie rare et intimement liée aux divinités protectrices de sa cité et de son rôle dans les jeux panhelléniques. A acquérir absolument ! HGC 5, 394 ; BCD Olympia 159 et Seltman 344. Collection Faune d'Argent.
ϜΑΛΕΙΩΝ / F
11.94 gr
De l’argent
L’argent peut se glisser dans la poche mais également entre le cuivre et l’or dans le groupe 11 de la classification périodique. Trois métaux fréquemment utilisés pour la frappe de monnaie. Deux raisons à cela pour l’argent : c’est un métal précieux et il s’oxyde peu à l’air. Deux avantages non négligeables.
Voici un métal qui ne manque pas d’air, donc.
Son nom en français nous vient du mot Argyros (Ἀργυρός), argent en grec ancien. L’argent est d’aspect blanc et brillant et, pour ajouter un peu d’ésotérisme ou de polythéisme à l’affaire, il est traditionnellement dédié à la lune ou à la déesse Artémis (Diane chez les romains).
En tant que métal précieux, au même titre que l’or, l’argent est utilisé pour la frappe de monnaies à valeur intrinsèque, c'est-à-dire dont la valeur est constituée par le métal dont elles sont faites. Il est à noter qu’on adjoint fréquemment à l’argent, au naturel trop malléable (on ne peut posséder toutes les qualités) et qui s’userait donc trop rapidement, de petites quantités de métaux autres qui viennent le durcir.
Les premières monnaies en argent remontent probablement à la fin du VIIe av. J.-C. sur l'île d'Égine. Ces oboles sont reconnaissables grâce à la tortue figurant sur l’avers.
La patine de l’argent va du gris au noir.
Le titre (ou aloi) au millième d’une monnaie vous indiquera la proportion exacte (en pour mille) d’argent entrant dans sa composition. On parle ainsi par exemple d’argent à 999‰, soit 999 parts d’argent pour 1 part d’autres métaux. Cette mesure est importante pour les monnaies d’investissement comme les bullions. En France, jusqu’en 1995, cette mesure s’énonçait en carat.
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