Elis, Drachme, v. 244-210 av. J.-C.
Olympie - Argent - TTB+ - HGC:5-510
Vendue
Aigle volant à droite, transperçant de ses serres le dos d'un lièvre en train de courir.
Foudre ailé avec double volutes, F-A de part et d'autre en haut et nom du magistrat en bas.
Jolie drachme frappée sur l'étalon symmachique ou éginète réduit présentant une superbe patine grise aux reflets dorés et aux nombreux détails. Il s'agit du dernier type de drachme émis par la cité d'Olympie. Rarement vu dans les ventes de ses dernières années, notre exemplaire est également rare par son type. Le coin de droit utilisé présente des traces d'usure, laissant apparaitre une faiblesse de frappe sur notre monnaie. On devine néanmoins encore les plumes des ailes et de la queue de l'aigle ainsi que le corps du lièvre, tous les deux dans une position dynamique et agréablement représentés. Le revers est dans un très bel état de conservation avec de jolis reliefs gris sur un fond sombre. Chaque élément du foudre est bien visible et l'on distingue toutes les plumes des ailes. Le nom du magistrat, commençant par Phi, est inscrit de part et d'autre de celles-ci. Notre drachme a été frappée entre 244 et 210 av. J.-C. tandis que se déroulaient les 134e aux 143e éditions des Jeux Olympiques. Ces jeux antiques avaient lieu dans la cité éponyme d'Olympie, dont la principale divinité protectrice était Zeus. Un bois sacré, un autel, un temple et notamment, la célèbre statue chryséléphantine de Phidias - Zeus Olympien (l'une des sept Merveilles du monde antique) - lui étaient dédiés. Le monnayage de la cité rend également hommage à son protecteur divin par la représentation de deux de ses plus célèbres attributs : l'aigle et le foudre. L'iconographie du droit et du revers est par ailleurs une résurgence de celle utilisée pendant la période archaïque, phénomène que l'on retrouve régulièrement pendant la période hellénistique. Quant au choix de l'étalon, il n'est pas anodin. L'émission de drachme est l'un des moyens utilisés par la cité pour pallier la crise économique dans laquelle elle se trouvait. Cette dernière était certainement liée à l'appartenance contrainte de la cité à la Ligue achéenne qui avait la main mise sur les types monétaires émis. Agréable drachme bien préservée et à l'iconographie intimement liée à l'histoire de sa cité d'émission. A acquérir absolument ! Schwabacher, Groupe IV, 49 ; BCD Olympia 265 et HGC 5, 510. Collection Faune d'Argent.
F-A / Φ-Ι
4.78 gr
De l’argent
L’argent peut se glisser dans la poche mais également entre le cuivre et l’or dans le groupe 11 de la classification périodique. Trois métaux fréquemment utilisés pour la frappe de monnaie. Deux raisons à cela pour l’argent : c’est un métal précieux et il s’oxyde peu à l’air. Deux avantages non négligeables.
Voici un métal qui ne manque pas d’air, donc.
Son nom en français nous vient du mot Argyros (Ἀργυρός), argent en grec ancien. L’argent est d’aspect blanc et brillant et, pour ajouter un peu d’ésotérisme ou de polythéisme à l’affaire, il est traditionnellement dédié à la lune ou à la déesse Artémis (Diane chez les romains).
En tant que métal précieux, au même titre que l’or, l’argent est utilisé pour la frappe de monnaies à valeur intrinsèque, c'est-à-dire dont la valeur est constituée par le métal dont elles sont faites. Il est à noter qu’on adjoint fréquemment à l’argent, au naturel trop malléable (on ne peut posséder toutes les qualités) et qui s’userait donc trop rapidement, de petites quantités de métaux autres qui viennent le durcir.
Les premières monnaies en argent remontent probablement à la fin du VIIe av. J.-C. sur l'île d'Égine. Ces oboles sont reconnaissables grâce à la tortue figurant sur l’avers.
La patine de l’argent va du gris au noir.
Le titre (ou aloi) au millième d’une monnaie vous indiquera la proportion exacte (en pour mille) d’argent entrant dans sa composition. On parle ainsi par exemple d’argent à 999‰, soit 999 parts d’argent pour 1 part d’autres métaux. Cette mesure est importante pour les monnaies d’investissement comme les bullions. En France, jusqu’en 1995, cette mesure s’énonçait en carat.
Une qualité "TTB+"
Car en numismatique, l’état de conservation d’un article se doit d’être soigneusement évalué avant d’être proposé au collectionneur avisé à l'œil aiguisé.
Et au-delà de ce sigle de prime abord obscur, en trois mots, l’état de conservation est ici clairement énoncé :
Très Très Beau
Ce qui signifie - plus prosaïquement - que la pièce de monnaie a bien circulé de mains en mains et de poches en poches, mais que l’impact sur son usure reste limité : type et légendes sont parfaitement lisibles et le relief de la gravure est quant à lui clairement visible. A l'œil nu, on peut constater des traces de rayures ou de chocs.
Mais pourquoi ce plus accolé à cette double beauté nous direz-vous ?
Ce petit “plus” indique qu’il s’en est fallu de peu pour que l’article de collection ici présent n’accède à un rang supérieur de qualité lors de l’évaluation réalisée par nos experts. Un Très Très Bel article quasiment SUPerbe, donc…
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