Sicile, Agathoclès, Tétradrachme
317-289 av. J.-C. - Syracuse - Argent - TTB
ATTENTION : cet article de collection est unique. Nous ne pouvons donc pas garantir sa disponibilité dans le temps et vous recommandons de ne pas trop tarder à finaliser votre achat si vous êtes intéressé(e).
Tête de Korè (Perséphone), portant une couronne de céréales, une boucle d'oreille à pendentif unique et un collier, à droite ; nom dans le champ gauche.
Niké, drapée à partir de la taille, debout à droite, tenant un marteau dans sa main droite baissée, un clou dans sa main gauche levée, sur le point d'attacher un casque au trophée à droite ; nom dans le champ gauche, monogramme AI entre ses jambes et le trophée, triskèle dans le champ droit.
Magnifique tétradrachme bien centré, orné d'une belle patine de médailler, de quelques reflets iridescents et d'une iconographie sublime. Le type de notre spécimen est rarement vu en vente en raison de la position du monogramme ! Notre exemplaire est dans un très bel état de conservation mais présente des traces d'usure, notamment sur les reliefs les plus hauts. Néanmoins, cette usure a permis de préserver les détails des éléments plus bas. Ainsi, le droit présente un portrait de Perséphone aux traits absolument parfaits, semblable à ceux des statues. Ses cheveux sont particulièrement intéressants en raison des nombreux détails encore présents. Chaque mèche présente de nombreux traits d'une grande finesse, définissant pratiquement chaque cheveu et laisse apparaitre sa coiffure complexe. Les boucles laissées libre et tombant sur ses épaules sont nombreuses, d'une grande beauté et encore bien définies. La légende à gauche, KOPAΣ, se traduit par "la jeune fille", soit l'équivalent de Korè. Il s'agit à la fois de son nom et de son épithète. Le coin de droit utilisé pour notre exemplaire est le même que celui illustré à la référence 334 de l'ouvrage de Gulbenkian. Le revers est parfaitement centré et laisse apparaitre chaque détail. Le plumage des ailes ouvertes de Niké est magnifique et entièrement préservé, laissant donc apparaitre la délicatesse de la gravure du coin. Le drapé est également parfaitement conservé pour les reliefs les plus bas. Chaque pli est visible et finement marqué par un trait délicat. Le trophée présent à droite est également splendide, laissant apparaitre un bouclier en parfait état et une armure présentant néanmoins quelques légères traces d'usure. Le triskèle est présent à gauche. Il est typique de ce monnayage et notamment des tétradrachmes d'Agathoclès sur lequel il apparait systématiquement. Quant au monogramme, il est connu mais sa position, entre la déesse et le trophée, n'est pratiquement jamais vu en vente. A notre connaissance, moins de cinq exemplaires ont été mis en ventes sur ces vingt dernières années. Le monogramme des tétradrachmes d'Agathoclès a tendance à se trouver dans le champ gauche, rendant donc notre type plus rare. Le coin de revers utilisé est le même que celui de la référence 1267 du SNG München, reconnaissable à la cassure de coin présente sur le bout de l'aile de la déesse que nous retrouvons sur notre exemplaire. Notre tétradrachme a été frappé pendant la tyrannie d'Agathoclès, avant qu'il ne devienne roi de Syracuse et plus précisément pendant la Guerre de Carthage. L'iconographie du revers n'est donc pas anodine. Niké est représentée en pleine action : elle fixe le casque au trophée. On peut donc interpréter cette scène comme une victoire récemment gagnée par le tyran dont le nom est écrit à gauche. L'émission de ce type est donc un outil de propagande supplémentaire utilisé par Agathoclès pour montrer son ambition et ses réussites. Les coins utilisés sont parmi les plus anciens pour le type Korè/Niké et d'un niveau de gravure exceptionnel. Splendide monnaie à l'iconographie intéressante, témoin du contexte historique de sa frappe et chef d'œuvre de la gravure antique ! A acquérir absolument ! HGC 2, 1536 ; Ierardi 91 ; Gulbenkian 334 (même coin de droit) et SNG München 1267 (même coin de revers). KorèCollection Faune d'Argent.
KOPAΣ
ΑΓΑΘΟΚΛΕΟΣ
17.02 gr
De l’argent
L’argent peut se glisser dans la poche mais également entre le cuivre et l’or dans le groupe 11 de la classification périodique. Trois métaux fréquemment utilisés pour la frappe de monnaie. Deux raisons à cela pour l’argent : c’est un métal précieux et il s’oxyde peu à l’air. Deux avantages non négligeables.
Voici un métal qui ne manque pas d’air, donc.
Son nom en français nous vient du mot Argyros (Ἀργυρός), argent en grec ancien. L’argent est d’aspect blanc et brillant et, pour ajouter un peu d’ésotérisme ou de polythéisme à l’affaire, il est traditionnellement dédié à la lune ou à la déesse Artémis (Diane chez les romains).
En tant que métal précieux, au même titre que l’or, l’argent est utilisé pour la frappe de monnaies à valeur intrinsèque, c'est-à-dire dont la valeur est constituée par le métal dont elles sont faites. Il est à noter qu’on adjoint fréquemment à l’argent, au naturel trop malléable (on ne peut posséder toutes les qualités) et qui s’userait donc trop rapidement, de petites quantités de métaux autres qui viennent le durcir.
Les premières monnaies en argent remontent probablement à la fin du VIIe av. J.-C. sur l'île d'Égine. Ces oboles sont reconnaissables grâce à la tortue figurant sur l’avers.
La patine de l’argent va du gris au noir.
Le titre (ou aloi) au millième d’une monnaie vous indiquera la proportion exacte (en pour mille) d’argent entrant dans sa composition. On parle ainsi par exemple d’argent à 999‰, soit 999 parts d’argent pour 1 part d’autres métaux. Cette mesure est importante pour les monnaies d’investissement comme les bullions. En France, jusqu’en 1995, cette mesure s’énonçait en carat.
Une qualité “TTB”
Car en numismatique, l’état de conservation d’un article se doit d’être soigneusement évalué avant d’être proposé au collectionneur avisé à l'œil aiguisé.
Et au-delà de ce sigle de prime abord obscur, en trois mots, l’état de conservation est ici clairement énoncé :
Très Très Beau
Ce qui signifie - plus prosaïquement - que la pièce de monnaie a bien circulé de main en main et de poche en poche, mais que l’impact sur son usure reste limité : type et légendes sont parfaitement lisibles et le relief de la gravure est, quant à lui, clairement visible. A l'œil nu, on peut constater des traces de rayures ou de chocs.
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