Cilicie, Statère, v. 400-350 av. J.-C.
Celenderis - Argent - TTB+ - Pozzi:2817
Vendue
Jeune éphèbe de face, la tête tournée à droite, monté en amazone sur un cheval galopant à droite, tenant un fouet (?) dans sa main droite et le licol dans sa main gauche.
Bouc agenouillé à droite sur une ligne de sol perlée, tête tournée à gauche, ethnique autour, le tout dans un carré incus.
Rare statère de Celenderis présentant une superbe patine de médailler et quelques reflets iridescents entre 2h et 4h au revers. Notre exemplaire constitue le seul type de statère connu de cette cité où l'ethnique est intégralement écrite et où l'iconographie du revers est comprise dans un carré incus. Notre exemplaire laisse apparaitre toute l'iconographie du droit ainsi que la majorité du carré incus au revers. Seuls le coin bas gauche de ce dernier et l'une des lettres de la légende ne sont pas visibles. Les détails des cheveux de l'éphèbe, la crinière du cheval et surtout le bouc sont remarquables. Chaque poil de la barbiche et du cou de l'animal sont visibles et sa corne, finement détaillée. Les traits de ses pattes sont élégants et délicatement représentés. L'ethnique est inscrite en suivant le tracé du carré : la légende commence en haut à gauche, va vers la droite puis descend et continue cette fois-ci vers la gauche puis remonte jusqu'au point de départ. Notre exemplaire est le type le plus tardif représentant un bouc : la gravure est plus fine, détaillée, et surtout, la légende n'est pas abrégée par ΚΕΛ, ΚΕΛΕ ou ΚΕΛΕΝ. Ce statère à l'ethnique complète et au carré incus a été rarement mis en vente - moins de dix exemplaires sur ces 20 dernières années - et est connu dans quelques institutions seulement : la Bibliothèque nationale de France, le Munzkabinett de Berlin et le British Museum. A acquérir absolument ! Kraay 1962, Series IV ; Pozzi 2817 ; Babelon II 1479 ; SNG France 2, 77 (Pl. VIII, 5) ; Gulbenkian 798 ; Jameson 1598 et Bément II, 1610 (Naville VII, 1924). Ex Collection de la Comtesse de Béhague (Vinchon, 14 avril 1984, lot 191) = ex J.Hirsch VII, 2 juin 1902, lot 396. Collection Faune d'Argent.
ΚΕΛΕ-ΝΔ-ΕΡΙΤΙΚΟ-Ν
10.41 gr
De l’argent
L’argent peut se glisser dans la poche mais également entre le cuivre et l’or dans le groupe 11 de la classification périodique. Trois métaux fréquemment utilisés pour la frappe de monnaie. Deux raisons à cela pour l’argent : c’est un métal précieux et il s’oxyde peu à l’air. Deux avantages non négligeables.
Voici un métal qui ne manque pas d’air, donc.
Son nom en français nous vient du mot Argyros (Ἀργυρός), argent en grec ancien. L’argent est d’aspect blanc et brillant et, pour ajouter un peu d’ésotérisme ou de polythéisme à l’affaire, il est traditionnellement dédié à la lune ou à la déesse Artémis (Diane chez les romains).
En tant que métal précieux, au même titre que l’or, l’argent est utilisé pour la frappe de monnaies à valeur intrinsèque, c'est-à-dire dont la valeur est constituée par le métal dont elles sont faites. Il est à noter qu’on adjoint fréquemment à l’argent, au naturel trop malléable (on ne peut posséder toutes les qualités) et qui s’userait donc trop rapidement, de petites quantités de métaux autres qui viennent le durcir.
Les premières monnaies en argent remontent probablement à la fin du VIIe av. J.-C. sur l'île d'Égine. Ces oboles sont reconnaissables grâce à la tortue figurant sur l’avers.
La patine de l’argent va du gris au noir.
Le titre (ou aloi) au millième d’une monnaie vous indiquera la proportion exacte (en pour mille) d’argent entrant dans sa composition. On parle ainsi par exemple d’argent à 999‰, soit 999 parts d’argent pour 1 part d’autres métaux. Cette mesure est importante pour les monnaies d’investissement comme les bullions. En France, jusqu’en 1995, cette mesure s’énonçait en carat.
Une qualité "TTB+"
Car en numismatique, l’état de conservation d’un article se doit d’être soigneusement évalué avant d’être proposé au collectionneur avisé à l'œil aiguisé.
Et au-delà de ce sigle de prime abord obscur, en trois mots, l’état de conservation est ici clairement énoncé :
Très Très Beau
Ce qui signifie - plus prosaïquement - que la pièce de monnaie a bien circulé de mains en mains et de poches en poches, mais que l’impact sur son usure reste limité : type et légendes sont parfaitement lisibles et le relief de la gravure est quant à lui clairement visible. A l'œil nu, on peut constater des traces de rayures ou de chocs.
Mais pourquoi ce plus accolé à cette double beauté nous direz-vous ?
Ce petit “plus” indique qu’il s’en est fallu de peu pour que l’article de collection ici présent n’accède à un rang supérieur de qualité lors de l’évaluation réalisée par nos experts. Un Très Très Bel article quasiment SUPerbe, donc…
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