Corinthie, Statère, v. 345-307 av. J.-C.
Corinthe - Argent - TTB+ - HGC:4-1848
Vendue
Pégase volant à gauche, Ϙ entre ses pattes.
Tête d'Athéna portant un casque corinthien sur ses longs cheveux bouclés à gauche, Γ sous son menton, colombe dans une couronne végétale dans le champ droit.
Statère corinthien bien centré et présentant une superbe patine de médailler ! Les ailes de Pégase ainsi que les muscles de son corps sont parfaitement visibles. On distingue chaque plume et articulation, jusqu'à l'une de ses narines ! Quant au revers, le visage d'Athéna est particulièrement fin et beau. On peut voir chaque élément de son œil et le collier de perles à un rang qu'elle porte autour de son cou. Les mèches de ses cheveux sont marquées par plusieurs traits fins tandis que les différents éléments de son casque sont parfaitement conservés. Les plumes de la colombe, notamment celles de ses ailes, sont encore largement visibles. Il s'agit d'un superbe exemplaire ! L'iconographie de ce monnayage - Pégase et Athéna - n'est pas anodine pour Corinthe puisque ces deux personnages emblématiques de la mythologie grecque sont représentés dans divers mythes qui prennent place dans la cité. HGC 4, 1848 ; Calciati 419 ; Ravel 1029 et BCD Corinth 110. Collection Faune d'Argent.
8.64 gr
De l’argent
L’argent peut se glisser dans la poche mais également entre le cuivre et l’or dans le groupe 11 de la classification périodique. Trois métaux fréquemment utilisés pour la frappe de monnaie. Deux raisons à cela pour l’argent : c’est un métal précieux et il s’oxyde peu à l’air. Deux avantages non négligeables.
Voici un métal qui ne manque pas d’air, donc.
Son nom en français nous vient du mot Argyros (Ἀργυρός), argent en grec ancien. L’argent est d’aspect blanc et brillant et, pour ajouter un peu d’ésotérisme ou de polythéisme à l’affaire, il est traditionnellement dédié à la lune ou à la déesse Artémis (Diane chez les romains).
En tant que métal précieux, au même titre que l’or, l’argent est utilisé pour la frappe de monnaies à valeur intrinsèque, c'est-à-dire dont la valeur est constituée par le métal dont elles sont faites. Il est à noter qu’on adjoint fréquemment à l’argent, au naturel trop malléable (on ne peut posséder toutes les qualités) et qui s’userait donc trop rapidement, de petites quantités de métaux autres qui viennent le durcir.
Les premières monnaies en argent remontent probablement à la fin du VIIe av. J.-C. sur l'île d'Égine. Ces oboles sont reconnaissables grâce à la tortue figurant sur l’avers.
La patine de l’argent va du gris au noir.
Le titre (ou aloi) au millième d’une monnaie vous indiquera la proportion exacte (en pour mille) d’argent entrant dans sa composition. On parle ainsi par exemple d’argent à 999‰, soit 999 parts d’argent pour 1 part d’autres métaux. Cette mesure est importante pour les monnaies d’investissement comme les bullions. En France, jusqu’en 1995, cette mesure s’énonçait en carat.
Une qualité "TTB+"
Car en numismatique, l’état de conservation d’un article se doit d’être soigneusement évalué avant d’être proposé au collectionneur avisé à l'œil aiguisé.
Et au-delà de ce sigle de prime abord obscur, en trois mots, l’état de conservation est ici clairement énoncé :
Très Très Beau
Ce qui signifie - plus prosaïquement - que la pièce de monnaie a bien circulé de mains en mains et de poches en poches, mais que l’impact sur son usure reste limité : type et légendes sont parfaitement lisibles et le relief de la gravure est quant à lui clairement visible. A l'œil nu, on peut constater des traces de rayures ou de chocs.
Mais pourquoi ce plus accolé à cette double beauté nous direz-vous ?
Ce petit “plus” indique qu’il s’en est fallu de peu pour que l’article de collection ici présent n’accède à un rang supérieur de qualité lors de l’évaluation réalisée par nos experts. Un Très Très Bel article quasiment SUPerbe, donc…
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