Suisse, 20 Rappen, Libertas
1898 - Bern - Nickel - TB+ - KM:29
Vendue
Monnaie magnétique.
3.95 gr
1898
1898 en France
Cette année-là, la France en est à sa Troisième République. Emile Zola publie son « J’accuse...! » dans l’Aurore. L’affaire Dreyfus et les procès Zola émaillent l’actualité tout au long de l’année.
Cette année-là, la Compagnie générale d'électricité est créée et la Ligue française des Droits de l'Homme fait ses débuts. A Paris, on se presse pour assister au premier Salon automobile qui se tient aux Tuileries. Louis Renault et Edward Richet créent la Renault Type A. On débute les travaux de la Ligne 1 du métro à Paris et les Curie annoncent la découverte du radium.
Du nickel
Si le nickel eut sa place dans l’Antiquité, ce fut sous forme d’alliage, faute de pouvoir le séparer de ses compagnons de minerai. Il ne fut isolé pour la première fois qu’en 1751 par Axel Fredrick Cronsted.
Son nom a une origine amusante. En effet, le minerai duquel il a été extrait provenait d’Allemagne et ressemblait à du cuivre. Les mineurs le nommèrent alors Kupfernickel, autrement dit “Cuivre du Malin”. Une référence à un lutin de la mythologie germanique qui jouait de mauvais tours dans les mines.
Le nickel est un métal dur, de couleur argentée et d’aspect brillant, résistant à l’usure.
Les premières monnaies en nickel furent émises par la Suisse en 1881. La France ne suivit qu’en 1903 avec les monnaies de 25 centimes gravées par Henri-Auguste-Jules Patey.
Ce métal ne devient réellement populaire qu’après la Première Guerre mondiale en raison de la raréfaction de l’argent. Il a malheureusement deux points négatifs qui font baisser sa côte à l’état pur ces dernières années : son coût qui a augmenté (il est désormais deux fois plus cher que le cuivre) et sa dureté qui met les coins à l’amende.
On lui préfère donc souvent des alliages comme le cupronickel.
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